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Les Ensablés

Contact: claux.stephanie @gmail.com

Un GRAND MERCI à vous tous, pour votre soutien !

 

18 MARS : Départ vers l'aventure - GAN TOULOUSE

Départ de Juillan pour Mélinda, et de Brive La Gaillarde pour Stéphanie, afin de se retrouver  à Toulouse à 12 heures 30 au rendez-vous organisé par Gan Assurances pour un cocktail de départ.

 

Le stress commence... Après toute une nuit passée avec son père à finir le 4x4, Stéphanie n'arrive sur Toulouse qu'en fin d'après midi. La route pour aller à Toulouse  permet de le tester aprés un séjour de 8 ans dans le garage. 

Pendant ce temps, Mélinda  présente seule l'équipage à Gan Toulouse mais aussi par Web Conférence, aux équipes de Paris.

 

Nous sommes très touchées car les équipes de Gan Sud Ouest nous remettent des présents : des violettes pour l’équipe Toulousaine, des cannelés pour la Bordelaise et des pâtes de fruits pour la Clermontoise. Encore merci à tous car ces « attentions » nous ont accompagnées durant notre voyage. (mais pas durant TOUT le voyage, il faut avouer que certaines n'ont jamais vu le Maroc)

 

En attendant Stéphanie, Mélinda en  profite pour passer dans les services afin de faire connaître AVSF. Et c’est une ruche insoupçonnée qu’elle  découvre, n’imaginant pas une telle diversité de services nécessaires au fonctionnement d’une agence d’assurance.

 

17 heures 15, Stéphanie arrive enfin avec la star « Le BJ » ! Séance photos … puis chargement des dons « vêtements chauds pour enfants », récoltés par Gan Sud Ouest pour l'association du rallye: Cœur de Gazelles.

Merci pour cette grande mobilisation.

 

Ca y est, l'équipage est au COMPLET! Ce n'est pas sans fierté que nous montons toutes les 2 dans notre fidéle bolide qui prendra par la suite le nom de KIKI. Un parfum d'aventure vient chatouiller nos narines! MOROCCO nous voilà! Mais pour commencer, arrêtons nous d'abord au port de SETE!

19 MARS : Vérifications techniques et administratives - EMBARQUEMENT

Lever 5 heures pour un rendez-vous à 6 heures au centre ville de Sète.

Notre aventure commence.

Les activités s'enchainent, tel le parcours du combattant :

-          remise des gilets, un bref petit déjeuner puis un briefing pour comprendre l’ordre des ateliers de la journée…

-          ateliers d’intérieurs : vérifications administratives, médicales, et de sécurité

Pendant ce temps, Denis range notre coffre de voiture de manière très méthodique !! (et c'est pas du LUXE)

-          ateliers extérieurs s’effectuant avec la voiture

o   stickage des autocollants de l’organisation : étape délicate car les autocollants ne sont pas du tout adaptés à KIKI. 1ère belle rencontre avec Jean qui s'attèle au stickage de notre véhicule et tout ça avec un magnifique sourire.

o   atelier mécanique :  passage remarqué de KIKI, et oui faut dire que c'est le plus vieux 4x4 ayant participé au rallye depuis sa création... Sa direction non assistée (voir à insister), ses freins à tambours et son kit de suspension à lames en font rire plus d'un... Nous on ne serait jamais parti sans KIKI, parce que KIKI même s'il n'est pas rapide, c'est un TRES bon franchisseur et il va bien nous servir ! ET PUIS KIKI, ON T'AIME! (surtout Stéphanie)

o   stand Logica : passage rapide "-Euh y a pas de prise pour brancher notre boitier", "-Ah bon, c'est étrange"

o   stand photos : telles 2 mannequins, non 3 (et KIKI alors il compte pour du beurre!)

 

Les parents de Stéphanie nous rejoignent. Maman CLAUX  pallie aux oublis du départ précipité de la veille et nous  ravitaille. Quant à Papa CLAUX, il tourne et retourne autour de KIKI en essayant de se remémorer 8 années de préparation plus ou moins intensives, et en espérant surtout de ne pas avoir oublié quelque chose d'important (parce que c'est bien beau d'aller faire les marioles dans le désert mais faudrait quand même pas se faire mal).

 

Malgré un timing serré, nous réussissons à répondre à l’invitation du Gan, pour un repas au restaurant, bref, mais délicieux. Encore merci pour leur présence et leur soutien.


Ca y est le départ approche. Va falloir y aller. Un gros bisou à tout le monde et nous voilà parties en direction du podium afin de présenter les équipages.

 

 

 

S’en suit une longue attente pour embarquer sur le « Biladi » et nous retrouver dans notre cabine (2 lits superposés – salle de bain) à 19 heures. Le temps d’une petite sieste arrive, avant d’aller dîner à 21 heures. Ce soir, nous partageons notre repas avec la team DACIA : Pascal, Jean Christophe et Ludovic, pour ensuite nous plonger dans une longue nuit réparatrice après cette journée éprouvante (Mais on ne savait pas encore ce que journée éprouvante signifiait vraiment … !)

20 MARS : Journée sur le bateau

36 heures de traversée

 

Au programme :"Grasse  mat » et « p’tit dèj » à 9 heures. Ce matin nous continuons de faire de nouvelles rencontres mais le  thème de la discussion à table n'est pas génial : « divorce ». En effet 3 de nos convives (sur 4) du matin échangent leurs déboires. Sujet bien ingrat pour 2 jeunes femmes confiantes en leur avenir !! 

 

Pendant ce temps, Val et Mo nous préparent de nouveaux exercices de navigation, elles ont du sentir qu'on n'était pas au point. Faut dire qu'on n'a pas ré-ouvert nos cours depuis le fameux stage de navigation. Allez hop au boulot!

 

 

Ensuite déjeuner en compagnie de Gilda et Pat, deux copines rencontrées à ce fameux stage… Rigolade garantie !! Un petit aperçu de notre départ avec Gilda: on nous a offert des bandeaux avec le mode d'emploi -> voilà ce que ça donne !

 

 

 

 

 

                                                                                                                                             Pour continuer, se  succédent une sieste, une pause Kitkat sur le                                                                                                                                                  pont, et des centaines de discussion (blablablablabla) … C'est ça                                                                                                                                                   de lâcher 220 nénettes sur un bateau … !!

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais un peu de sérieux, revenons au calme et relisons (soyons honnête: lisons)  le bouquin de navigation.

 

Ce soir, nous dînons avec 2 équipages ISUZU: les Jets Girls et les Normandes. Ce qui est sûr c'est qu'on ne s'ennuie pas, au menu: RIGOLADE A GOGO. On part se coucher avec un mal de joues indescriptible!!

21 MARS : LIAISON TANGER-MEKNES 

(4 à 5 heures)

 

Réveil musclé avant 7 heures,  par Stéphanie qui en a marre de dormir et de ne rien faire sur ce bateau !!

 

Arrivée à Tanger à 9 heures, puis débarquement, passage en douane -> GROSSE ATTENTE

 

 

 

 

  On prend enfin  la route à 11 heures et on redécouvre

  (réf au 4L Trophy) les joies du Maroc et de ses autoroutes

  animées d’ânes, de vaches, de bergers et leurs moutons,

   de cyclistes...

 

 

 

 

                  Le BJ roule à merveille… Déjeuner dans une station service avec un repas

                  équilibré qui sera le 1er d’une longue lignée : pâté, saucisson, Pringles et

                  Nutella. Moment d'échange avec un hispano-marocain fan du BJ.

 

       Nous rencontrons un panneau qui nous correspond tout à fait  !!!!!!!

       "Le BJ passe à LARACHE !!"

 

 

 

 

           Dès notre arrivée à l’hôtel, à 16 heures, nous piquons une tête

           dans la piscine glacée de l'hôtel.  Aucun autre équipage ne vient se baigner avec nous.

           Ca se voit qu'ils roulent pas en BJ.... Parce que nous, on a eu chaud!!

 

 

 

 

 

Petite douche, 1ère lessive (et oui Steph nous a fait une crise pour qu'on amène le strict minimum, alors bon maintenant faut frotter) … la chambre se met à tanguer … nous découvrons le mal de terre !!

 

Long briefing à 17 heures 30 pour la journée du lendemain avant le repas de 20 heures 30.

 

Du fait de la longue route qui nous attend le lendemain, ainsi que des performances de vitesse limitées du BJ (forcément on est en rodage, on ne peut pas rouler vite), nous décidons de partir tôt le lendemain … L’organisation  donne son accord, pour la plus grande joie de la voiture balai.

 

Nous prendrons donc la route  demain avec un équipage de choc, la team 111 Marie Pierre et Stéphanie à bord de leur Pinzgauer (véhicule militaire à 6 roues motrices).

 

22 mars : Liaison MEKNES-ERFOUD

(6 heures)

 

Réveil à 7 heures, soit 1 heure trop tôt. Et oui, Stéphanie a oublié de changer l’heure sur son téléphone... Quoiqu’il en soit, elle veut bouger alors … petit déjeuner puis départ avec le Pinz.

Premier arrêt au Château Roslane pour déposer les dons pour Cœur de Gazelles.

 

 

La lessive qui sèche       

 

 

 

 

        Ca y est, on récupère un peu de place dans le coffre et Mélinda en profite pour glisser

        sa lessive de la veille sous le filet du coffre pour qu'elle puisse sécher. 

 

 

 

 

 

 

Départ pour Erfoud vers 9H30… Soit 5H plus tôt que les autres qui mangeront au château et participeront à une conférence de presse !

 

Déjeuner avec une variante à notre régime : pâté, saucisson, VACHE QUI RIT apportée par l'équipage du Pinz, et Nutella !

 

 

 

 

 

  Les paysages traversés sont magnifiques et surprenants; nous voilà sur une route

     de montagne renfermant dans ses bas côtés des plaques de neige.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca monte, ça monte et kiki chauffe un peu. On s'arrête au sommet et là surprise, des singes partout...

 

 

 

 

 

                  Plus loin, c’est une palmeraie de 120 km de long que nous traversons, entre ERRACHIDIA

                  et  ERFOUD, qui abrite un village tous les 5 km.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Arrivée à ERFOUD, au camping Tifina, vers 18 heures. Découverte des lieux, mais surtout d'un coin mécanique …

           avec une rampe d’élévation !!

 

 

 

 

 

 

 

Stéphanie est aux anges pour faire ses vérifs: les vibrations de la route ont déjà desserré quelques écrous, ça promet pour la suite ! Le compteur du BJ affiche 1000km. Comme il a été refait à neuf, Stéphanie veut faire la vidange pour remettre de l'huile toute neuve avant les épreuves. Mais comme

tout vieux 4x4 qui se respecte, le BJ a une petite fuite d'huile et Stéphanie n'a pas prévu assez d'huile

en plus de  celle nécessaire pour la vidange. Avec l'accord de papa CLAUX, elle ne fera pas la vidange afin de garder nos réserves au cas où !

Stéph ne résiste pas à regarder un peu sous le Pinz au passage, et … récolte son 1er bobo : difficile

de savoir ce qui s'est passé. C'est sûr, c'est une piqûre parce que son doigt gonfle à vue d'oeil,

mais de quoi ???

Du coup, 1ère utilisation de la trousse de secours !

 

    

 

 

       Après un bon dîner, direction la tente que nous trouvons beaucoup plus petite que lors

       du 4L Trophy (nous n’étions pas équipées de matelas à cette époque !). Et quel plaisir

       pour Stéphanie, de redécouvrir l'oreiller "Babar" qui la suit dans tous ses périples depuis

       sa plus tendre enfance !!!

23 mars : Etalonnage des compteurs – PROLOGUE - MECH IRDANE / MECH IRDANE  

temps minimum estimé 2 h 50

temps minimum estimé 2h50

km idéal 45 km - temps minimum estimé 2h50

 


 

 

 

Ce matin, nous sommes réveillées à 7h00 par le beau soleil Marocain ! Rangement du 4X4 pour l’étalonnage, 

car tout doit être fixé.

Cet étalonnage va nous permettre de vérifier l'étalonnage de notre Terratrip (appareil fixé dans la voiture, qui

mesure les distances parcourues).

 

 

 

Un petit retour sur le doigt de Stéphanie, il a un peu dégonflé mais est devenu tout bleu... ce sera l'occasion d'aller faire un petit tour dans la tente des médecins dés notre arrivée au bivouac.

RDV 11h pour l'étalonnage. Celui-ci consiste à parcourir 15 km afin d'obtenir un coefficient de correction pour le compteur des différents véhicules.

 

 

 

 

    C'est à la fin de ce dernier que nous recevons notre 1er  Road Book

    afin de nous rendre au 1er bivouac … Petit stress: allons nous le

    trouver d'après sa donnée géographique ??

    Bon apparemment, il suffit de suivre la route puis une piste. De

    toute façon, les camions de l'organisation y sont arrivés alors on

    doit pouvoir le faire !

    Ca y est nous sommes rassurées, nous l'avons trouvé.

 

 

 

Arrivées au bivouac, briefing suivi du 1er départ : le Prologue, 3 balises en 3 heures.

Mélinda place les coordonnées des 3 balises sur la carte. Le cap de la 1ère balise passe par la montagne face au bivouac.

Après une concertation dans l'équipage, on décide pour commencer, de se la jouer petit et de contourner la montagne pour

la traverser  par la route et partir chercher la 1ère balise.

Et oui, c'est la 1ère balise alors bon, on joue la carte de la prudence.

 

A notre grande surprise, nous la trouvons sans trop de difficultés. La seconde ne nous donne pas trop de fil à retordre, et pour la 3ème et dernière … nous l’avions aperçue en nous rendant à la 1ère , ce qui facilite un peu les choses !!

 

 

Ce prologue, bien que facile comparé à ce qui nous attend, nous met en confiance. C’est l’occasion d’un premier contact avec les herbes à chameaux et les oueds, mais la pilote et le BJ assurent !! L’occasion également de visualiser les « retours de volant » que Stéphanie connaissait déjà bien. C’est assez violent, et les mains de la pilote seront brûlées au cours des jours suivants, car elle n’aura pas toujours le temps de lâcher (oui dans des cas comme ça, vaut mieux tout lâcher!)

 

Retour au bivouac à 17 heures 30 et découverte des tâches à accomplir :

  • la ligne d'arrivée franchie, Mélinda part dans la caravane des classements pour valider notre parcours
  • pendant ce temps, Stéphanie part faire le plein du BJ
  • le point de rencontre se fait au campement. Stéphanie commence à décharger le BJ en attendant que Mélinda rentre de la caravane
  • Mélinda arrive et commence à monter la tente et ranger les affaires
  • Stéphanie part vérifier la pression des pneus et souffler le filtre à air, puis amène Kiki aux mécanos
  • Stéphanie revient à la tente alors que Mélinda a tout rangé et est partie à la douche
  • Stéphanie suit le mouvement et part aussi se laver
  • les 2 équipières de choc toutes propres se retrouvent alors à la tente
  • allez hop, on va manger
  • puis on se dépêche d'aller se coucher. Pour la petite anecdote, Stéphanie a voulu prendre sa tente parce qu'elle l'a toujours amenée dans ses rallyes raid. Et oui elle aussi, elle a le droit de faire le rallye des Gazelles ! Mais dès le 1er jour la fermeture éclair a rendu l'âme. Résultat: on a juste un petit trou pour rentrer et sortir, c'est assez sympathique, surtout quand on est fatigué... En plus les frottements de nos cheveux sur la toile de tente, nous rendent électriques. Voilà ce que ça donne !

 

 

 

 

 

           Pendant la nuit, les mécaniciens se sont occupés de kiki. On s'est aperçu que dès

           qu'on était en croisement de pont, le pneu arrière droit venait se caler dans la

           carrosserie ce qui coupait l'extrémité des crampons.  

 

 

 

 

 

 

 

 

   Mélinda pose ses points pour le lendemain, le soir au calme ...

24 Mars : Etape 1 - MECH IRDANE / MECH IRDANE

km idéal 192 km – temps minimum 09h30 - Étape en boucle

 

 

La veille, un début de « road book » nous a été remis avec la 1ère balise commune à toutes les concurrentes, et les coordonnées des secondes dans l’attente de savoir à quel groupe on appartient ce jour.  Donc notre navigatrice, Mélinda a placé le 1er point.

Et on attaque … Réveil 4 heures (le premier jour, ça va…) … On rentabilise l’espace « tente » au mieux, donc Mélinda part faire sa toilette pendant que Stéphanie range ses affaires, puis on échange  … Stéphanie part chercher le BJ  pendant que Mélinda regroupe les affaires. Stéphanie charge le 4x4 pendant que Mélinda va voir notre ligne de départ (5 au total) et en profite pour ramener les réserves d'eau de la journée … Mélinda part sous la tente placer les points sur la carte et écouter le briefing pendant que Stéphanie finit de ranger et fait les dernières vérifications mécaniques. Puis Stéphanie amène le BJ sur la ligne de départ et rejoint Mélinda sous la tente.

 

Parcours C – 7 balises à trouver                                                                          

Direction la 1ère balise … par la route, ça reste le 1er jour et en plus elle est au bord,

alors pourquoi s'en priver !! On goûte  aux cailloux en traversant des oueds avec du

sable (pas trop mou !) et aux petites herbes à chameaux. Les 2 premières balises

sont trouvées sans trop de difficultés. A la seconde, on nous remet le « road book »

complet et nous prenons une heure pour placer tous les points … temps long mais

nécessaire car Mélinda débute ! Vérification de notre travail en calculant la distance

prévue … elle est beaucoup plus importante que celle notée sur le « road book »,

donc on reprend tout et nous trouvons l’erreur !

 

 

 

     En route vers la 3ème balise, le paysage devient plus désertique avec de grandes dunes 

     sur les côtés. En milieu de journée, nous sommes dans un « no man’s land » : des  

     cailloux et encore des cailloux ! La distance entre la 3ème et la 4ème balise est très

     grande, le temps pour nous, et surtout pour Mélinda, de douter de notre position et 

     de notre capacité à arriver !

     Nous avons quand même pris le temps de faire une pause Pipi dans les herbes à

     chameaux, pause pendant laquelle Stéphanie a failli se faire écraser par la team des  

     « pompières », sortie de nulle part !!

 

 

Peu de temps après, nous parvenons enfin à la 4ème balise qui nous paraissait au bout du monde. A notre grand étonnement, nous ne sommes que la 4ème voiture à la passer ! Du coup, recharge express des batteries et départ pour la 5ème ! Nous nous débrouillons comme des chefs en suivant le cap à la lettre, et en passant exactement par là où nous voulions passer ! Une journaliste de Chérie FM nous arrête. Elle  veut interviewer Stéphanie, seule limousine dans la course.

Reparties aussitôt avec une grande confiance en nous, nous traversons notre premier village : pas facile de trouver la sortie entre les cultures et les pistes qui ne vont nulle part… En fait nous n’aurions pas dû le traverser, nous avons dérivé du cap ! Heureusement, nous retrouvons notre chemin avec le relief…

 

 

Nous  arrivons donc miraculeusement à cette 6ème balise !! Tout à notre joie et notre excitation, nous repartons rapidement vers la 7ème … Mais là, c’est une autre paire de manches, il y a de grands reliefs partout, relief que nous ne nous attendons pas à voir car nous ne voyons rien sur la carte ! Notre bonne étoile place Emily et Armelle sur notre route. Elles nous ré-expliquent gentiment les courbes de niveau. En fait Armelle les repasse avec son crayon à papier car elles apparaissent mal sur nos cartes… Ces indications vont nous être très utiles pour les jours suivants.

Nous continuons au cap, en suivant les bons conseils des anciennes. C'est sûr, la balise

doit être derrière la colline. Une fois franchie, gros moment de solitude, pas de balise. Ca y est, on est vraiment perdu mais Mélinda aperçoit au loin une personne faisant de grand signes. Nous faisons route vers elle, en pensant tout d’abord que c’est une gazelle qui a un souci. Puis en nous approchant, Mélinda fini par croire que c’est un marocain qui veut un stylo, ou autre cadeau… On continue quand même et là, surprise, nous reconnaissons Betty (team 22 Quad), et sur la colline, juste à côté, la balise n°7 … Merci Betty !!

Nous venons d’aller plus loin que dans tous nos rêves, et ce dès le premier jour !! Un moment magique… et surtout une grand moment de fierté...

Retour au bivouac par les montagnes, passages périlleux en BJ avec Steph au volant et Mélinda cramponnée à l’arceau !! Stéphanie a d'ailleurs remarqué que c'était dans des moments comme ceux-là, que Mélinda ne disait plus un mot...  :D Nous croisons l’équipage belge 318, Sylvie et Marie sur Dacia, qui semble avoir un petit problème. Leur roue avant

droite est de biais ! Stéphanie regarde pensant que le triangle supérieur a cassé. Elle démonte la roue et s'aperçoit qu'il n'y a pas de triangle mais que c'est l'amortisseur qui remplit ce rôle, et qu'un boulon a disparu. Et oui, elle est habituée aux vieilles mécaniques mais du coup, elle peut réparer la roue puisqu’en BJ on part toujours avec une « boîte à merde » (expression de Stéphanie) pleine de boulons…

Retour au bivouac de nuit par les pistes…

QUELLE BELLE JOURNEE!

 

 

Balises trouvées : 7/7

Pénalités : 25.4

Classement étape 1ère participation : 1

Classement général 1ère participation : 1

Classement étape général : 8

Classement général : 8

25 Mars : Etape 2 - MECH IRDANE / NEIJAKH

km idéal 175 km – temps minimum 11h50

 

 

« Bonjour, il est 4H », là c’est déjà  plus délicat, bien que nous nous soyons mises au lit de bonne heure la veille…

Aujourd’hui Parcours B.

Afin d’éviter d’être déçues et/ou de nous mettre une pression d’enfer selon les résultats, nous décidons de ne jamais regarder le classement … Néanmoins, il y a toujours quelqu’un pour lâcher le morceau, et sur la ligne de départ nous apprenons que nous sommes 1ères des premières participations !!! Faut dire que ça surprend tout le monde que le BJ soit 1er... Mais nous, on va pas vite, mais ON EST UN FRANCHISSEUR... :D

 

 

            Ce matin, pas de balise commune et la première est placée exactement à l’endroit où nous

            sommes passées la veille en rentrant au bivouac, près d’une montagne très repérable. Bref,

            nous partons comme deux guerrières sur les pistes que l’on croyait connaître… Mais il n’y 

            a rien de plus « paumatoire » qu’une piste marocaine… Résultat, nous prenons la mauvaise

            piste et nous passons à gauche de la mauvaise montagne… Pour finalement la contourner

            par le mauvais côté et commencer la journée par du franchissement de gros cailloux où

            Mélinda doit descendre pour guider Stéph… Bref, début de journée « au top », mais riche

            en apprentissage ! Plus jamais, on ne fera confiance aux pistes Marocaines (surtout à celles

            indiquées sur la carte qui date de 1950).

 

      Pour se donner l’illusion de ne pas être trop en retard, nous ne plaçons que le 2ème point sur la carte…

      et hop on repart.

      A environ 3 km de la seconde balise d’après les calculs de Mélinda, nous en croisons une à 100m sur

      notre gauche. Par curiosité nous demandons à quel parcours elle appartient … et nous découvrons que

      c’est la nôtre !!!

      A ce stade là de la journée, nous pouvons dire que la chance est toujours avec nous … et que Mélinda

      doit faire quelques progrès côté navigation… Mais bon, elle était quand même sur notre cap alors on n'était 

      pas si nulle que ça... (faut toujours se faire des compliments dans des cas comme ça !)

La 3ème balise n’est pas trop difficile à trouver, de quoi se rassurer un peu, mais il est déjà 13H passées…

Pour la 4ème balise, nous utilisons un puits comme point de repère pour notre report de cap, une grande première… Il faut faire 46kms pour trouver la 5éme. Pas facile surtout que la dernière moitié du cap se trouve dans les herbes à chameaux.

Quant à la 5ème balise … nous la cherchons encore !! Nous dévions sur la gauche, essayant de rétablir la situation, mais sans succès (on nous dira que nous étions très proches, mais nous ne l’avons jamais vue !). Nous avons croisé au milieu de nulle part, une édifice un peu surprenant. Il parait que c'est une personne qui l'a construit pour laisser une trace de lui sur terre.

Nous continuons dans les herbes à chameaux, les petites dunes et les oueds. Et puis, histoire d’utiliser nos pelles, nous restons coincées sur une herbe à chameaux … finalement, vu l’heure avancée, nous décidons de rejoindre le bivouac. On sait qu'un village se trouve à l'Est. On part dans cette direction et on tombe sur une palmeraie. On est soulagée parce que la nuit tombe mais la palmeraie se révèle être un vrai labyrinthe. Impossible de trouver la sortie et pourtant, on le sent, le village est derrière et il va nous permettre de retrouver

la route pour rentrer au bivouac... On réussit tant bien que mal à trouver la direction du village. Ca y est, la

route est là, elle nous conduit à Erfoud. Arrivée à Erfoud, nous reprenons notre cap pour aller au bivouac.

Nous sortons de la route. Il fait nuit noire. Le premier passage nous conduit dans les dunes. Le sable c'est

beau, mais quand on est fatigué, ça devient beaucoup moins drôle. Allez, on fait demi tour et on cherche un autre passage. Nous retrouvons Angélique et Marie Christine, team 117 (2ème participation) qui restent

calmes. Deux autres voitures se joignent à nous. L'équipage 117 prend la tête du convoi et ramène du

1er coup toute la tribu au bivouac… Heureusement, nous avons le droit de nous suivre pour le retour !

MERCI A L'EQUIPAGE 117 !

En arrivant, le stress retombe, la joie éclate dans le petit groupe de 4 voitures que nous formions, et tout le monde s’embrasse …

 

 

Balises trouvées :4/7

Pénalités : 186.67

Classement étape 1ère participation : 19

Classement général 1ère participation : 18

Classement étape général : 37

Classement général : 18

26 Mars : Etape 3 - NEIJAKH / NEIJAKH

km idéal 201 km – temps estimé 11h30 – Étape en boucle

 

 

Parcours D.

A l’aube du 3ème jour, le stress du départ est sensible… Au briefing, cette journée est annoncée très difficile pour les navigatrices. En effet, nous traverserons de grands plateaux arides avec peu, ou pas de relief autour… Donc, vu les performances de la veille à suivre un cap, notre inquiétude, et particulièrement celle de Mélinda, est palpable. Nous avons étudié et essayé de trouver la faille sur la technique utilisée. Notre déduction est qu’elle ne regarde pas assez la carte et les distances, et navigue trop à l’estime.

Les 3 commandements du jour sont donc :

-         ta carte, des yeux tu ne perdras pas,

-         aux oueds, piste et courbes de niveaux, tu te raccrocheras,

-         la boussole et non les paysages tu fixeras, quand la carte tu ne regardes pas.

La journée commence avec 2 balises communes. La première se situant au bord de la route, nous cherchons à la rejoindre par la route plutôt qu’à suivre un cap…

La seconde est à 1,5 km de la route, nous continuons sur le goudron puis nous suivons le cap, histoire de nous mettre un peu dans le bain… C’est laborieux, mais nous y parvenons.

Pour la troisième, plus de choix, nous prenons au cap. Seulement 10 km à parcourir… Arrivées avec une précision pas trop mauvaise, nous sommes très heureuses !!! Mais le monsieur nous explique que ce n’est pas la bonne, qu’ici c’est la D … grosse déception de Stéphanie qui revient annoncer la mauvaise nouvelle à Mélinda - Mais nous sommes sur le parcours D aujourd’hui ! C’est donc bien la bonne balise… Là, c’est vraiment le moment de faire

une pause, d’autant plus que nous avons le road book complet, et il nous faut poser les points. Carole

(team 124 qui sera la vainqueur de cette année) vient nous voir pour vérifier la 5ème balise, par pessimisme nous ne l’avons pas poser sur la carte, nous voulons faire balise par balise. Elle nous dit d’être un peu plus positives… Mélinda commence alors à lui raconter la veille, et en profite pour lui demander des conseils sur « suivre un cap ». Carole est une excellente pédagogue, et nous plaçons 2 balises de plus sur la carte !

 

    Nous voilà donc parties sur la 4ème balise. Première étape, suivre le cap jusqu’à la passe dans la montagne… Mélinda ne  

    quitte pas des yeux son point de repère à l’horizon, et ceci malgré les détours forcés de la pilote à travers les dunes et les

    herbes à chameau. Arrivées à la passe, un seul passage possible. A la sortie, nous calculons le report de cap, Stéphanie

    repasse toutes les courbes de niveau de la carte sur le cap car ce sera notre seul point de repère, aucun relief visible à

    l’horizon…

    A 2 km supposés de la balise, nous rencontrons Claudine et Sophie, les « gazelles de Sancerre », team 125 (Claudine est

    la gagnante de l’année dernière), qui cherchent la même balise que nous, mais à l’endroit où nous nous tenons… Là terrible

    instant de doute, reste-t-il vraiment 2 km à parcourir ou est-ce encore une erreur de Mélinda ? Après un gros débat entre

    équipages, puis intra équipage, nous décidons de suivre notre idée et de continuer sur 2 km car le peu de relief présent ne

    correspond pas aux alentours de la balise. Bonne décision, car après, près de 30 min de route, nous franchissons un oued

    géant et nous arrivons à la balise… Pour le coup Mélinda sort le pâté et le nutella! Et oui, ça se fête!

 

A nous la 5ème balise, nous reproduisons la même technique… Au bout de 10 km, la voiture bleu ciel de Carole et Syndiely (n° 124) nous dépasse, filant tel un éclair par rapport au BJ (qui est bleu aussi mais bleu nuit, ça doit être pour ça qu'on va moins vite...). C’est rassurant, elles vont dans la même direction ! Arrivées à la distance que nous étions censées parcourir, nous sommes dans les collines et oueds, mais pas de balise à l’horizon… Mélinda monte sur une colline pour avoir une vue d'ensemble… Elle aperçoit la balise 2 collines plus loin, puis Emily et Armelle (team 109, équipage franco-américain) sur la colline voisine qui crient, signalant la présence de la balise, dans le doute où nous l’aurions ratée… L‘entraide est très appréciable, et particulièrement lorsqu’elle provient des « anciennes » ! Arrivées à la

5ème balise, nous remercions sincèrement Carole et Syndiely qui nous ont encouragées et conseillées plus tôt dans la journée.

Rapidement, nous prenons la route vers la 6ème balise. Nous rattrapons 3 véhicules dans un oued car une des filles s’est ensablée… Le temps d’arriver, elles ont été sorties. Nous repartons donc à 4 voitures en direction de la 6ème balise, mais rapidement et comme souvent, nous les voyons disparaître à l’horizon malgré la vitesse extrême de notre beau BJ…

Nous atteignons finalement cette 6ème balise de bonne heure (16H et 5ème voiture alors que la balise est commune), sous le regard amusé des anciennes qui voient arriver 2 novices dans un vieux BJ en très bonne position !

Nous plaçons le 7ème point de la journée, le temps de poser le point et de parler un peu, il est déjà 17h. Mais là, gros moment de doute, le road book annonce 2H22 de trajet…  Etant en avance, il est tentant d’aller chercher la 7 mais nous voulons rentrer au bivouac et porter Kiki à la mécanique ce soir, car demain ce sont les dunes, et la journée a été riche en vibrations qui desserrent nos écrous.. Nous prenons conseil auprès de Carole et Syndiely qui semblent être nos bonnes étoiles du jour. Carole nous dit : « qu’on va s’ennuyer si on rentre au bivouac, que le relief est facile », et nous indique même les pistes existantes que l’on peut

    suivre plutôt que de chercher à aller au cap pour gagner du temps… Stéphanie n’est quand même pas très 

    motivée car la carte indique des grandes falaises et qu'elle ne fait plus trop confiance aux pistes Marocaines,

    faudrait pas se retrouver là dedans en pleine nuit. Mais Mélinda, elle, est plus motivée que jamais. Nous

    prenons donc la route en direction de la 7, on est une équipe, alors faut savoir se mettre d'accord !! La tension

    est palpable dans le véhicule, parce que Stéphanie a un caractère "de merde" on peut le dire, et quand elle

    n'est pas contente, bein ! elle parle plus !! Nous entendons un VROUM (bruit caractéristique du proto de

    l’équipage 124 !), puis un klaxon, puis nous voyons une voiture bleu ciel qui devient vite un point au loin…

    Stéph me dit « tu vois pourquoi Carole va chercher la 7…et en plus elle connait les pistes. » Nous continuons notre route dans le silence. Stéphanie aperçoit la piste à gauche que nous devons prendre mais vue qu'elle est têtue, elle ne dit rien. Sa phrase pour se justifier plus tard : "Moi je pilote, je ne navigue pas, chacun son boulot!". 2 kms plus loin, Mélinda commence à douter de l'existence de la piste. Stéphanie lui avoue qu'elle l'a vue et qu'elle ne lui a rien dit. Les deux filles décident donc d'être sages et de rentrer au bivouac.

L'arrivée au bivouac a été une bonne surprise: pas de queue à la douche. Kiki part à la mécanique. Nous prenons le temps de répondre un peu aux messages, puis repas dès l’ouverture du buffet et au dodo de bonne heure… Carole est rentrée vers 19H, ce qui nous conforte dans notre prise de décision, car il est bien plus difficile de rouler la nuit … Quand même un petit moment de regret de ne pas l'avoir trouvée cette 7éme balise... Ce qui est chouette dans des moments comme ceux-là, c'est que Mélinda n'en veut pas à Stéphanie de n'avoir rien dit et trouve que cette décision a été plutôt sage, et Stéphanie est fan de voir une copilote aussi conciliante et de bonne humeur, et regrette de ne pas lui avoir fait trouver cette 7éme balise qu'elle voulait tant voir!

 

 

Balises trouvées :6/7

Pénalités : 119.26

Classement étape 1ère participation : 5

Classement général 1ère participation : 2

Classement étape général : 21

Classement général : 16

27 Mars : Etape 4 - NEIJAKH/NEIJAKH

 km idéal 128 km – temps estimé 11h00 – Étape en boucle

 

 

Aujourd’hui Grand Jour, ce sont les dunes de Merzouga… Nous sommes Parcours C, notre parcours porte bonheur car c’est la lettre du premier jour où on a tout réussi ! Mais cette journée est particulière car on a un choix de parcours suivant les difficultés :

-         parcours C – on reste en-dehors des dunes

-         balises X bis – niveau intermédiaire, les petites dunes

-         balises X – niveau difficile, les grandes dunes.

Le choix est difficile car on ne se rend pas bien compte de la différence de niveaux…

Nous partons à la première balise, et dès le matin on a un peu de mal quand même… Nous retrouvons notre groupe habituel d’anciennes et nous demandons conseil. A l'unanimité les anciennes nous conseillent de faire la X. Stéphanie engrange les conseils de pilotage dans le sable, puisqu’elle n’a jamais conduit avant dans un tel paysage. Nous cherchons un groupe pour partir dans les dunes car, pour le sable, nous avons le droit de nous suivre.

Tout le monde nous encourage, mais personne ne veut s’aventurer avec nous car le BJ

dans les dunes les inquiète toutes. Nous partons finalement avec un groupe de 4 voitures,

mais en dernière position.

 

 

 

    Dès les premières dunes, on doit s’y reprendre à plusieurs fois. Stéphanie n'a pas trop le

    coup … la suite de la journée nous prouvera que le "manque de puissance du BJ"

    (80 chevaux) n’est pas une réelle difficulté parce qu'il a beaucoup de couple. Il faut juste

    savoir le piloter et exploiter toutes ses capacités...

    Rapidement, notre groupe ne nous attend pas et nous sème … Nous voilà donc toutes seules

    au milieu de ces grandes dunes.

 

 

Et là, c'est la faute : grosse erreur de pilotage. Nous sommes en dévers et pour pouvoir sortir, il faut prendre de l'élan et se rapprocher de la crête de la dune pour ne pas tomber dans la cuvette aux pieds des dunes. Stéphanie se rapproche trop de la crête qui casse et

envoie le BJ sur l'autre versant. Au lieu de plonger, elle a le réflexe de freiner. Oui, elle sait que ce n'est pas

bien mais, malheureusement, ça ne se commande pas. Le tonneau est passé près mais le BJ s'est stabilisé. Après quelques minutes pour reprendre notre souffle, Stéphanie demande à Mélinda de sortir doucement, mais difficile de bouger et de lâcher l’arceau… Peur que ça parte !! Elle finit par sortir, et

rapidement plusieurs 4x4 s’arrêtent. Des 4x4 de gazelles, mais aussi de l’organisation et des médias…

Bref, tout ça pour passer à la télé !!… Nous pouvons voir à cette occasion l’hélicoptère, la Princesse du

Maroc et André Manoukian…

   Pour la petite histoire, Mélinda avait comme objectif de passer à la télé. On se rassurera plus tard en disant

   que Stéphanie a fait tout ça pour faire plaisir à Mélinda. N'empêche qu'on a réussi notre coup, vu qu'on est

   passé à Automoto....

   Dans les premiers 4x4 arrivés, nous faisons la connaissance de Chris et Eva, deux anciennes au grand cœur

   (team franco-marocaine n° 137). Leur aide nous est précieuse car elles organisent et canalisent tout pour

    nous sortir de là au moment où tout le monde y va de son idée, alors que nous sommes sous le choc…

    On veut pas casser Kiki.

 

D’abord sangler l’arceau au 4X4 de Chris afin d’éviter de partir dans la pente, puis sangler un 2ème 4x4 vers l’arrière, avec un chemin de plaques de désensablage pour qu’il puisse reculer.

Le BJ ne bouge pas, nous sanglons donc un 3ème 4x4 à l’arrière du second pour avoir 2 véhicules en traction,

le BJ recule alors, en mettant le nez dans la pente. Après un moment de réflexion, et ne pouvant reculer plus,

la décision est prise de faire plonger le BJ dans la pente. On décroche les 2 4x4 de derrière, et là, les quads arrivent. Elles nous aident, car il faut maintenant décrocher la sangle de l’arceau qui s’est tendue. Des filles

tirent sur la sangle pendant que d’autres soulèvent le 4x4 de Chris pour détendre un peu, afin qu’on puisse enlever la manille. Bref, dans un effort collectif, le BJ est décroché. Derniers conseils à Stéphanie et hop c'est

le grand saut.

Un grand merci à toutes celles qui ont été là pour nous… Merci à Chris et Eva, aux gazelles de Poitiers, aux quads et à toutes celles que nous oublions tellement vous étiez nombreuses !!

  

   Nous repartons la peur au ventre, seules puisque nous n’avons plus de groupe, et avec l’impossibilité de faire

   demi tour car nous ne pouvons pas prendre les dunes dans le mauvais sens.

   Nous prenons donc le chemin de la 2ème balise après quelques moments de galère côté pilotage, le temps de

   comprendre comment faire. Pour cette journée, la navigation est assez peu importante, car au bout d’un

   moment on suit les traces…Mais les traces sont un gros ennemi pour le pilotage parce que le sable y est

   mou. Stéphanie progresse très vite et le BJ passe très bien.

 

Nous retrouvons Chris et Eva à la 2ème balise et elles ont la gentillesse de nous prendre sous leur aile...

 

Chris part à pied devant, parfois suivie de Mélinda, pour ouvrir la route à nos deux pilotes… Mélinda n’arrive pas toujours à suivre, Chris est vraiment surentraînée !!… Stéphanie est époustouflée de voir sa copilote courir en haut des dunes, revenir lui expliquer où passer, sortir les plaques de désensablage si nécessaire, courir derrière le 4x4 avec les plaques car le BJ ne peut pas s’arrêter. Et oui par 50°, voilà la dure vie d’une copilote un peu asthmatique à l’effort… Et pourtant pas une seule bouffée de Ventoline de la journée ! 

Pour que Kiki ne chauffe pas trop, on est obligé de mettre le chauffage intérieur à fond pour agrandir le circuit de refroidissement.... Pas très reposant comme ambiance...

Mélinda remonte souvent dans le 4x4 pour guider Stéphanie, trop concentrée par sa conduite, pour anticiper les passages suivants.

     Nous voyons la 3éme balise puis la 4éme balise. Ca y

     est, Stéphanie se régale dans les dunes. Elle a compris

     comment piloter et comment se servir de Kiki. Une grande

     déception pour l'équipage qui maintenant joue à "Starsky

     et Hutch", mais plus personne n'est là pour le voir... :D 

     Nous avons malheureusement abandonné Chris et Eva à

     100 m de la 4éme balise suite à un problème avec leur

     démarreur.

MERCI A CET EQUIPAGE DE CHOC QUI NOUS A FAIT VIVRE DE TRES BEAUX MOMENTS.

Nous nous retrouvons donc au point de départ, c’est à dire seules, mais avec une petite expérience en plus…

 

Arrivées à la 4ème balise nous tentons de trouver un équipage qui veuille sortir des dunes pour rentrer au bivouac car il est déjà tard, mais c’est en vain. Nous repartons donc de nouveau seules.

 

Photo "choc" : c'est une des rares fois où Stéphanie met les plaques de désensablage !!! En même temps, chacun son job !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Camp Berbère au milieu de nulle part !!!!                                                                                            A nous d'aider les autres !!!!

 

La nuit commence à tomber. Le soleil est à l'Ouest. Ca tombe bien, c'est cette direction que nous devons suivre pour sortir des dunes au plus court et retrouver le plateau caillouteux.

Ca y est, on est sorti. On regonfle les pneus.

Le retour au bivouac se fait par les pistes, avec la peur au ventre car nous détestons les pistes marocaines et il fait nuit...

Nous réussissons quand même  à rentrer, et c'est pas dommage.

Nous sommes super fières de notre journée et de tout ce qu'on a réussi à faire aujourd'hui. On s'est vraiment surpassé. Nous sommes une vraie équipe de choc.

 

C’est à l’occasion de cette journée, ho combien éprouvante pour tout le monde, que le BJ a hérité de son surnom « kiki », car il a été fortement encouragé par les deux filles lors des grandes montées de dunes: "Allez Kiki, Allez Kiki, sors nous de là !"

 

 

Balises trouvées :6/7

Pénalités : 252.5

Classement étape 1ère participation : 20

Classement général 1ère participation : 7

Classement étape général : 39

Classement général : 22

28 et 29 Mars : Etape 5 - NEIJAKH/MHAMID

km idéal 365 km – temps estimé 21h30 – Étape marathon

 

 


Première étape Marathon, parcours B, par superstition, nous sommes un peu inquiètes, c’est la même lettre que le deuxième jour où nous nous sommes perdues !

Petit briefing marathon : étape sur 2 jours - nuit prévue dans le désert, où on veut quand on veut - 17 balises en tout à trouver pour cette étape, dont 8 qui peuvent être tapées le 1er jour, la neuvième étant mise en place à partir du jour 2. Si nous n’arrivons pas à faire toutes les balises, il est possible de reprendre à la 8 pour avoir le road book. Un passage à la 11 semble assez important puisqu’il y a un point carburant…

Départ à 6H comme tous les autres jours. Gros moment de doute car pour partir au cap, cela nous oblige à passer par du sable, et vu la journée d’hier, le sable, on a donné !! Seulement nous, les reports de cap, ça ne nous réussi pas vraiment, surtout pour contourner du sable, et sans s’appuyer sur un repère du relief précis, type un pied de montagne. Et puis le sable de la carte d’il y a 50 ans, il a pu bougé…

Prise de conseil auprès d’une personne neutre qui nous dit « qu’après Merzouga, on ne devrait plus avoir peur du sable »… Nous décidons donc de partir au cap et de faire ce que l’on a toujours fait : droit au cap jusqu’à l’obstacle et  après on voit ! Après tout on ne change pas une équipe qui gagne.

Finalement, le conseil était avisé, car le sable qu’on imaginait être des dunes n’est pas plus méchant que les jours précédents, et donc plus que franchissable sans trop de difficultés !

 

 

Arrivées à la seconde balise avec une précision jamais égalée auparavant, nous sommes rassurées sur ce parcours B débutant. Stéphanie est au top et dans son milieu de prédilection : le désert de pierres. Mélinda, quant à elle, reste rivée sur sa carte débordante d’informations utiles, et ce, malgré les innombrables vibrations faisant osciller sa boussole de 100 à 200°, alors que le cap à suivre est 150°… Elle est d’ailleurs tellement absorbée par sa navigation qu’elle en a perdu ses lunettes de vue sur une montagne proche de la seconde balise, mais le temps de s’en apercevoir, de quelle montagne s’agissait-il ? Si le sable rend rarement ce qu’il prend, les cailloux ont le même pouvoir !

 

 

    Mélinda se rend compte qu’elle perd sérieusement son jean, la ceinture pour le dos l’empêchant de mettre 

    une ceinture au pantalon… Réflexion ho combien spirituelle sur la perte de poids qu’occasionne le rallye…

    Alors à tous ceux qui se demandent, oui le rallye est très physique !

    Bref, tout s’enchaîne très vite, la 3ème balise, puis la 4ème où nous retrouvons beaucoup de monde car elle

    est commune à tous les parcours. Nous échangeons quelques blagues avec Ludo, le mécano Dacia

    rencontré sur le bateau, qui est en vadrouille sur le parcours pour changer d‘air… Pendant ce temps,

    Stéphanie se fait interviewer sur sa voiture, son papa et toute l'histoire avant le rallye car le journaliste

    l'avait déjà rencontrée sur le Student Challenge…

 

Rapidement les « gazous », la seule équipe de mâles (hors concours), David Casteu et Eric Loizeau, arrivent. Ils garent leur voiture juste sur la trace que Mélinda vient de faire au sol pour que Stéphanie aligne le BJ sur le cap à suivre. Evidemment, nous les charrions, et pour la peine, ils nous invitent à boire un coca car nous sommes dans un petit village. Mais de 2 raisons nous retiennent d’accepter :  il s’agit tout de même d’une course et nous n’avons donc pas le temps, et puis, pour le bien du couple de Stéphanie, il vaut mieux ne pas se faire prendre en photo en train de partager un coca avec David, trop d’explications à fournir au retour !

Sérieusement, nous repartons en quête de la 5ème balise, puis de la 6ème, en nous rendant compte que nous sommes assez « rapides » finalement car nous restons toujours dans les premières voitures pointées.

Pour la 5ème balise, il faut prendre au cap et nous trouvons assez rapidement un chemin dans un oued, seul passage entre 2 montagnes… Comme d’habitude, suivre une piste marocaine semble être un exercice un peu trop délicat pour nous… Nous essayons toujours de suivre la piste principale mais il arrive toujours un moment où il faut choisir entre droite et gauche… Nous nous retrouvons encaissées dans un lit d’oued, sans pouvoir sortir ni faire demi tour, pas d’autre possibilité que de continuer, mais pendant ce temps, on perd un peu les reliefs environnants puisque l’on ne voit plus rien, à part l’oued… Nous rattrapons un 4x4 et un cross over Dacia, puis rapidement nous trouvons un Dacia Duster de la poste, tanqué dans l’oued. Le 4x4 de tête le tire, puis on l’aide à franchir le passage. Nous sortons rapidement du trou et nos routes se séparent à nouveau … Chacune reprend son cap et ses repères…

La 6ème balise était cachée dans une montagne et pour le coup, nous avons la chance de voir un cross over sortir du trou, nous nous disons qu’il serait bien d’aller voir  … bonne réflexion car la balise est là !

La 7ème se situait en bord de piste, donc pas trop de difficultés à la dénicher, mais une grosse appréhension

de la piste à trouver car une fois de plus ce n’est pas évident pour nous…

Il est tôt, nous faisons donc route vers la 8ème balise qui est au pied d’une montagne où il y a de gros cailloux. On met un peu de temps à y arriver car le terrain est délicat et très accidenté… Là, fin de la journée, il est 16H30, on frôle l’exploit !

Nous décidons de nous avancer pour la 9. Sur le chemin, il nous faut franchir une passe dans la montagne, repère important. De l’autre côté,  nous prenons et notons tous nos repères pour le cap à suivre pour le lendemain.

Puis installation du campement, Mélinda pose les points pendant que Stéphanie fait la popotte.

Ce soir, soirée nostalgie avec un cassoulet…

Côté navigation, Mélinda est dans le flou, car pour la 10 et la 11, il n’y a pas de coordonnées géographiques, ni de cap à suivre depuis la 9. Elle se dit que ce sera dévoilé au 9ème CP. Tout en posant les points suivants tant qu’il fait jour, elle se remémore qu’au briefing du matin, ils ont précisé « qu’il y avait une subtilité pour la 10 et que ce n’était pas une erreur du road book », et dans la foulée, une lumière s’est éclairée et la solution lui est apparue (Mélinda vit près de Lourdes, alleluia !) : il s’agit de placer les points 11 et 10 en partant de la 12…

Elle termine donc de placer ses points en parfaite synchronisation avec le coucher du soleil.

Puis, petit repas entre pilote et copilote, tentative vaine de régler l’heure du réveil, il ne veut rien savoir, pour lui il est minuit. On fait donc un petit exercice de mathématique pour qu’il sonne à 5 heures le lendemain matin.

Il est 20H et nous nous couchons pour la nuit la plus longue de tout le rallye !

 

Le 29 Mars 2011

 

Réveil à 5 heures donc, mais surtout mal au ventre, et après une « team –concertation », nous optons pour un magnifique petit déjeuner marathon à base de Smecta et d’Imodium… Le temps de tout ranger il est 6H, le soleil se lève et nous partons. Ce matin, c’est Stéphanie qui suit

les repères à l’horizon pour la première balise car, sans ses lunettes, Mélinda ne voit pas les pics ! Il faudra attendre que le

soleil soit un peu plus haut dans le ciel pour mettre les lunettes de vue de soleil !

Arrivées les premières à la 9ème balise avec une grande fierté ! Nous sommes suivies de près par les « Pamélas du désert », team 190, qui nous talonnaient… Stéphanie vérifie mes points sur leur carte, et à notre grande surprise, ça ne correspond pas

du tout et pourtant nous sommes sur le même parcours. En discutant « technique », car il s’agit des fameux CP 10 et 11,

nous nous rendons compte qu’elles ont procédé à l’envers… Nous partons donc vers la 10ème balise et Mélinda commence

à se prendre au jeu question franchissement du BJ … et passerait bien au cap même s’il y a une montagne infranchissable

sur la carte !

Fort heureusement, nous sommes de nouveau très précises, car à ce CP, le drapeau s’est envolé avec le vent ce qui le rend

bien moins visible qu’en temps normal… Déjà que d’habitude c’est pas toujours évident !!

 

Après avoir aidé plein de gazelles, c'est aux gazous d'être "posés", nous sommes heureuses d'avoir pu les aider !!!

 

Nous enchainons vers la 11 où il sera possible de faire le plein, et là, un camion citerne ça ne passe pas inaperçu dans le désert !

Comme une longue route nous attend, nous prenons rapidement le départ pour la douze … Arrivées à proximité, le relief n’est pas évident à interpréter, premier désaccord entre Stéphanie et Mélinda, la fatigue se fait sentir ! Finalement, une balise est à l’emplacement souhaité sur le terrain, l’occasion pour Mélinda de montrer à Stéphanie que pour une fois elle a raison… Malheureusement c’est celle du parcours E. Les « Pamélas du désert » et un autre équipage sont aussi  

     arrêtés à cette balise. Mélinda prend rapidement une décision sur la direction à prendre car si ce n’est pas

     celle là, il faut alors partir plus à gauche - les autres équipages ont également la même idée. Chacune

     reprend sa route…

     Un peu plus loin, un bruit se fait entendre au niveau de la roue arrière gauche, et dans la famille Claux,

     lorsqu’il y a un bruit on s’arrête ! Donc c’est ce qu’on fait, Stéphanie veut monter sa voiture sur le cric,

     mais ce dernier a pris le sable et ne veut rien savoir… Nous roulons donc doucement jusqu’à la balise 12

     afin de trouver quelqu’un qui nous prête un cric, le temps de jeter un coup d’œil. Ce sont les « Pamélas

     du désert » qui ont la gentillesse de nous le prêter. Stéphanie trouve alors un peu de jeu au niveau du pont arrière, sans savoir si c’est normal ou pas… Là, gros moment de doute car elle ne trouve rien de flagrant, et pourtant le bruit est bien présent, bien qu’intermittent. On rend le

cric car il  leur faut continuer leur parcours. Le nôtre semble s’arrêter là, car nous sommes partis à 3, et nous rentrerons à 3, hors de question de regagner la France sans Kiki !

Après une longue attente, nous suivons les conseils d’un mécano venu là par hasard. Nous repartons doucement pour amener le BJ à la mécanique le soir au bivouac.

Nous tapons donc la 13 qui est sur notre route, puis nous suivons la direction du bivouac. De toute façon il 

est tard, alors inutile de vouloir en faire trop, on a perdu du temps et Kiki est malade, on rentre !

Le retour au bivouac se fait en convoi et parait interminable… 100 km à parcourir … la nuit est vite là, et la fatigue se fait vite sentir. Mélinda commence à s’endormir dans la voiture, puis s’éteint complètement pendant que Stéphanie lutte au volant… Un des quads qui est avec nous prend un fossé car la pilote s’est endormie … ça l’a bien réveillée, mais la roue avant droite est éclatée. Changement de roue dans la nuit, sans cric, seulement à la force du groupe pour soulever le quad !

Arrivée au bivouac vers 22H, la soirée est très longue, trop longue.

Dépôt du BJ à la mécanique, en espérant qu’ils trouvent et que ce soit réparable. En tout cas, une chose est sûre, c’est qu’il faut ressouder le support du vase d’expansion, car il est scotché et ficelé depuis la 10ème balise !

Douche, repas rapide, et petit dodo, il est déjà minuit…

 

 

Balises trouvées :13/17

Pénalités : 329.42

Classement étape 1ère participation : 8

Classement général 1ère participation : 3

Classement étape général : 23

Classement général : 17

30 et 31 Mars : Etape 6 - MHAMID - FOUM -ZGUID

km idéal 241 km – temps minimum estimé 20h00 – Étape marathon

 

 

Réveil  à 4H plus que difficile, nous retrouvons notre routine, mais au ralenti. La fin du Rallye aurait été après ce premier marathon que ça nous aurait bien été !!

Pour ce parcours, à nouveau des dunes, et ce matin, nous avons droit au vent de sable !

Stéphanie part chercher le BJ, ils ont resserré un truc, espérant que ce soit le seul problème… Les mécanos pensent peut être à un roulement, on verra…

Départ pour la première balise, mais avant même d’arriver au banc de sable, le BJ chauffe alors qu’on ne lui demande aucun effort. Nous sommes à 5 km du bivouac et nous décidons de faire demi tour, surtout qu’on part sur une étape marathon. Arrivées au bivouac, le BJ ne chauffe plus … on le montre quand même aux mécanos, mais ils ne trouvent rien… Nous voici donc reparties à moitié rassurées, et le BJ se remet à chauffer … du coup on met le chauffage et on continue…

On apprendra à la fin du rallye que c'est le vent de sable qu'on prenait de face qui faisait chauffer le 4x4.

Quelques dunettes plus loin, le bruit de la veille réapparait, et notre inquiétude avec… Nous décidons de faire comme la veille, on va à la balise et on voit. Prévoyantes, nous avons récupéré un cric, car ces choses là s’avèrent plutôt utiles … Avant de parvenir à la balise, nous cherchons un peu, nous nous ensablons 2 fois, et lors de la seconde, le ton monte car Stéphanie a pris une dune à l'envers pour pouvoir sortir mais s'est ensablé derrière et Mélinda en a marre de sortir les plaques. La fatigue commence à se faire sentir!

Heureusement Prune (team n° 141, 14ème participation) arrive au bon moment et nous tire, avortant ainsi notre première engueulade… Nous finissons par trouver la balise. Stéphanie réfléchit sur la mécanique pendant que Mélinda pose ses points…

 

 

Nous repartons, mais à 30 mètres de la balise, après une petite bosse, nous sommes stoppées net…

Les roues arrières sont bloquées et l’arbre de transmission est tombé. Visiblement, ce n’était pas un

roulement qui engendrait le bruit… On déclenche alors la mécanique…

Guy, le shérif, est arrivé. Il démonte un morceau pour que l’on puisse sortir en 2 roues motrices, mais rien

n’y fait…

 

 

 

        Les mécanos de piste, Lionel et Jean Christophe ne tardent pas à arriver avec leur voiture super équipée…

        Le chantier s’annonce énorme car il faut ouvrir le pont en plein désert et dans la tempête de sable.

 

 

 

 

      Ils ne se démontent pas, nous installent une bâche pour faire de l’ombre, des chaises,

      et appellent des renforts: Anthony, Stéphanie et Denis… Après 5 heures de travail,

      5 mécanos, et Stéphanie munie de sa revue technique, nous pouvons sortir du sable

      en 2 roues motrices. Nous empruntons la piste Nord, jusqu’à Zagora, pour dormir

      tranquillement à l’hôtel.

 

      Un grand merci aux mécanos qui ont permis à notre rêve de continuer même si

      nous n’avons pas fait le parcours, mais au moins nous ne sommes pas éliminées.

 

Le 31 Mars 2011 

 

En arrivant à l’hôtel, nous contactons nos familles pour les rassurer, car à travers leurs mails nous avions compris qu’ils nous suivaient de près sur leurs écrans. Nous sommes très étonnées car ils se sont pris au jeu de nos performances que nous découvrons à peine… Ils sont donc très déçus de nous voir « arrêter » là !

Après une bonne nuit à l’hôtel, nous rejoignons le bivouac par la route et les pistes, afin de passer la ligne d’arrivée et de ne pas être hors classement. Nous arrivons vers 15H, ce qui nous laisse largement le temps de bichonner et nettoyer Kiki, puis de le porter à la mécanique. Nous nous installons pour la nuit, puis un bonne douche, et en attendant le repas, nous profitons pleinement du bivouac et papotons avec tout le monde!

Le soir, c’est un repas et une fête qui nous attendent, on s’amuse bien, mais pas trop tard non plus, car il faut se lever pour la route du lendemain…

 

 

Balises trouvées :1/10

Pénalités : 1086.5

Classement étape 1ère participation : 53

Classement général 1ère participation :14

Classement étape général : 79

Classement général : 33

01 Avril : Liaison FOUM-ZGUID - ESSAOUIRA

(8 heures)

 

FOUM ZGUID

Départ 7H, histoire de dire qu’on a un peu dormi, mais on ne peut pas partir trop tard car la route est longue et sinueuse pour Essaouira.

Nous nous arrêtons dans un « boui-boui » à Agadir pour manger du poisson, très bon mais trop copieux et on se demande encore comment nous n’avons pas été malades car il fallait oser…

 

 

 

Il fait une chaleur étouffante sur la route, pas un brin d’air ne rentre dans le 4x4, quand soudain la plage est apparue, nous ne pouvons pas résister à faire une pose trempette… Pose très rafraichissante !

 

Arrivée à Essaouira, nous faisons le plein et nettoyons la voiture pour l’arrivée du lendemain sur la plage…

Puis recherche de l’hôtel, parce que les villes marocaines ne sont pas forcément plus faciles que les pistes…

Arrivée hotel Essaouira

 

 

    Arrivée à l’hôtel vers 18H, où les parents de Mélinda nous attendent désespérément car ils ont vu

    toutes les voitures arriver avant nous !

    Découverte rapide de la chambre où des fraises nous attendent, repas à l’hôtel et surtout gros dodo !

02 Avril : Arrivée officielle - Remise des prix et Dîner de clôture

Arrivée officielle sur la plage à Essaouira, moment magique et festif.

 

Arrivée plage 1

Arrivée plage 3                                                                             

Arrivée plage 2

Arrivée plage 4

 

 

Arrivée plage 6

Arrivée plage 5

 

Arrivée plage 6

 

 

 

Puis remise des prix sous le chapiteau, où une allée d’honneur faite par les organisateurs nous attend.

 

                        Nous montons donc sur scène, fières de notre 33ème place !

 

 

 

 

 

Puis repas avec Gan assurances où nous dégustons du poisson et racontons nos péripéties.

 

Cheval Stéphanie

Cheval Mléinda

    A 15H, promenade à cheval avec galop sur la plage,

    passage obligé pour 3 cavalières comme Mélinda, 

    Stéphanie et Marie Pierre (équipage Pinz) !

Cheval groupe

 

        Puis direction le souk,

     et enfin, la douche et la préparation pour la soirée de gala…

     Mélinda avait caché une paire de chaussures dans

     ses sacs sans le dire à Stéph… Déjà la robe n’avait

     pas été facile à faire passer !

     Maquillage par l’équipage Etam, Christine et

     Sandrine (team 171), c’est la réunion dans leur

     chambre, nous sommes 7 ! Le maquillage, par Sandrine est très réussi et complimenté dans la soirée, merci les filles !

Soirée de gala avec films, remise des plaques en or  aux gagnantes, et surtout

repas plus que copieux… On commence déjà à récupérer les kilos perdus pendant

le rallye…

03 Avril : Liaison  ESSAOUIRA - TANGER

(9 heures)


 

La route la plus longue du monde.

Départ à 6H30 pour avoir une chance de ne pas rater le bateau…

Journée très difficile car la fatigue est bien présente ! Le BJ fatigue lui aussi, d’ailleurs la durite de gasoil

a percé et on a l’a changée sur le bord de l’autoroute ! 

Nous avons quand même réussi à arriver à temps pour l’embarquement sur le « Comanay » à 19 heures !

04 et 05 Avril : Traversée - Débarquement à SETE - Retour à BRIVE ou TARBES

Journées bateau avec au programme : longues nuits, siestes, papotages, repas, bar et fête… Traversée éprouvante quoi !!… Arrivée à Sète le 05 Avril au matin, nous étions en France, plus rien ne pouvait nous arriver ! Vers 11H, départ de Sète le cœur gros, arrivée à Toulouse vers 15H où l’équipage se sépare. Mélinda repart dans ses Pyrénées avec Fabrice, son conjoint, qui l’attend, et Stéph rentre à Brive avec Kiki !

Encore merci à toutes et tous.   Laissez nous vos impressions et commentaires !!!!

A Stéphanie : claux.stephanie@gmail.com                                       ou à Mélinda : melinda.collet@hotmail.fr

 

 

Et rendez-vous pour de prochaines aventures .........